Vyoo

j’ai chuté aussi

chuté chut chant chouette

 

je suis tombé
Silence est tombé [chant hibou]

 

je, ce hibouchante le silence,

 

J’ai aussilaissé tombé
silence est tombé [chant hibou]

 

J’aime
Chanter la diminution de la brillance,

de la guérison

 

Amour , splendeurs, etchants

et WC décrépit

 

Amour, gloire, et chansons de toilettes minables

 

Exhorter et encourager lui, et le poème VYOO honteux

 

Encourager et soutenirlui, etavoir honte deVYOO

Hortense

Hortense te conduit jusqu’à son endroit à elle, pas loin-loin de la rivière
Tu y peux y entendre les bateaux passer, vous y pouvez y passer la nuit à jamais
Et vous savez qu’elle est à moitié folle et c’est pourquoi vous voulez être là
Et elle vous nourrit de thé et d’orangettes qui sont un peu comme un chemin de la Chine
Et juste quand vous voulez lui dire que vous n’avez pas d’amour à lui donner
Elle vous permet de vous sur sa longueur d’onde et elle laisse la réponse de la rivière
Que vous avez toujours été son amant

[Refrain ]
Et vous voulez voyager avec elle et vous souhaitez voyager aveugle
Et vous pensez que vous peut-être confiance en elle parce qu’elle a touché votre corps parfait
Avec son esprit

Et Jean-Christophette était un marin quand il marchait sur ​​les flaques d’eau
Et il a passé un long moment à regarder planqué dans sa tour en bois, solitaire
Et quand il a su que seulement certaines personnes se noyant pourraient le voir
Il a dit que tous les humains sont marins alors que la mer les libère !
Mais lui-même a été brisé à long avant que le ciel allait ouvrir
Abandonné presque humain , il a coulé sous votre sagesse comme une pierre
Et vous voulez voyager avec lui

Parce qu’il est
Hortense prend la main et elle vous mène à la rivière
Elle en haillons et plumes de compteurs Armée du Salut
Et le soleil se déverse comme du miel sur notre dame du port
Et elle vous montre où chercher parmi les déchets et les fleurs
Il ya des héros dans les algues , il ya des enfants dans la matinée
Ils se sont penchés sur l’amour et ils se penchent ainsi pour toujours
Alors que Hortense tient son miroir

Et vous voulez voyager avec Hortense

Parce que vous avez touché son corps parfait avec votre esprit

 

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

des fleurs

« BASCALE » JE T’AIME.

Une immense et jolie déclaration a été

dessinée, à grand renfort de pierres de Loire, à la sur-

Face du banc de sable du dessous du pont Georges-Vé. Si

l’on pouvait à l’origine lire le prénom de l’être aimé,

« Pascale », avec création d’une fleur et d’un cœur

géant à côté, le prénom s’est hélas transformé dans

un second temps en « Bascale ». Et ce, probablement

sur l’initiative de quelques plaisantins qui auront refer-

més la lettre « P » de Pascal avec des pierres. La trans-

formant ainsi en « B ». Car il y a en effet peu de chan-

ces qu’une Orléanaise ait été baptisée « Bascale » par

ses parents. A moins qu’une erreur dès l’origine, d’une

faute de frappe sur un ordinateur de l’état civil …

tabuler, raser

Les habitudes sentent mauvais,

sont pavées d’intentions.

Les traditions sont des hareng saurs

ne conservant qu’elles-même,

ne conversant plus avec les émotions

qui en sont parties depuis longtemps,

le réel du passé mort depuis longtemps.

Douze cliques émotionnelles (sur quatre-vingt six)

affres, alarme, angoisse, crainte, émotion, épouvante, inquiétude, transe

agitation, délire, émotion, exaltation, excitation, fièvre, passion, transport

délire, émotion, enthousiasme, exaltation, excitation, ivresse, passion, transport

délire, émotion, enthousiasme, exaltation, fureur, ivresse, passion, transport

agitation, bouillonnement, effervescence, émotion, exaltation, excitation, fièvre

agitation, bouillonnement, émotion, exaltation, excitation, fièvre, passion

agitation, délire, émotion, exaltation, fureur, passion, transport

agitation, délire, émotion, excitation, fièvre, passion, trouble

bouleversement, choc, commotion, ébranlement, émotion, saisissement, secousse

choc, commotion, coup, ébranlement, émotion, saisissement, secousse

délire, émotion, enthousiasme, exaltation, excitation, transe, transport

affres, alarme, crainte, émoi, émotion, inquiétude

Cin-Cinquante quatre révolutions (ou translations) de nous autour du soleil – scrupuleusement

Une nouvelle force végétale, que les pergola, les treillis, les arches,, les treillages et les palissages ne sauront dompter, s’accroit de jour en jour avec l’irrésistible développement technique, et l’insatisfaction de ses emplois possibles dans notre vie sociale privée de sens.

La courgex

(la courge explosive, ellle)

SSon aliénation et sson oppression dans les bacs à fleurs municipaux (et dans société en général, quand on y pense bien) ne sauraient être aménagées, sous aucune de leurs variantes, mais seulement rejetées en bloc avec ces bacs à fleurs même (mais sans aller jusqu’à jeter les fleurs avec la terre du bac). Tout progrès floral réel est évidemment suspendu à la solution révolutionnairement colorée de la crise multiforme du présent noir et blanc.

Quelles sont les perspectives d’organisation de la vie dans un bac à fleur municipal qui, authentiquement,  » réorganisera la production sur les bases d’une association libre et égale des producteurs  » ? L’automatisation de la production et la socialisation des biens vitaux réduiront de plus en plus le travail comme nécessité extérieur, et donneront enfin la liberté complète à l’individu. Ainsi libéré de toute responsabilité économique, libéré de toutes ses dettes et culpabilités envers le passé et autrui, la courge explosive (et toi) disposera d’une nouvelle plus-value, incalculable en argent parce qu’impossible â réduire à la mesure du travail salarié: la valeur du jeu, de la vie librement construite. L’exercice de cette création ludique est la garantie de la liberté de chacun et de tous, dans le cadre de la seule égalité garantie avec la non-exploitation de l’homme par l’homme. La libération du jeu, c’est son autonomie créative, dépassant l’ancienne division entre le travail imposé et les loisirs passifs.

L’Eglise a brûlé autrefois les prétendus sorciésorcières pour réprimer les tendances ludiques primitives conservées dans les fêtes populaires. L’ergot de seigle, la belladone, la datura des bords de Loire, la mandragore, les psylocybes lancéolés, çà donne des idées contraires au gros pourceau de curévèque. Dans les bacs à fleurs (voire à palmier) actuellement dominants à Orléans et ses faubourgs, qui produisent massivement des pseudo-jeux remplis de non-participation, une activité artistique véritable est forcément classée dans la quasi-criminalité. Elle est semi-clandestine. Elle apparaît sous forme de pétale.

Qu’est-ce, en fait, que la courge explosive ? C’est une plante, du règne végétal. Qui par son explosibilité peut pousser certains autres végétaux à la réalisation d’un jeu supérieur, plus exactement la provocation à ce jeu qu’est la présence des pétales, et la chatoyance de leurs couleurs et formes. Les joueurs jardiniers de tous les pays qui n’existent pas (et sont une notion bien mystérieuse) peuvent s’unir dans l’eglicourgex pour commencer à sortir de la préhistoire de la vie quotidienne.

Dès maintenant, nous proposons une organisation autonome des producteurs de semences de courges explosives, indépendante des organisations pépiniéristes professionnelles et associatives qui existent en ce moment car nous leur dénions la capacité d’organiser autre chose que l’aménagement de l’existant.

L’objectif le plus urgent que nous fixons à cette organisation, au moment où elle sort de sa phase expérimentale initiale pour une première campagne publique, est la prise du patrimoine local de l’humanité selon U.N.E.S.C.O. La bureaucratisation, unifiée à l’échelle mondiale, du jardinage et de toute l’agriculture est un phénomène nouveau qui exprime la parenté profonde des systèmes sociaux coexistants sur la terre, sur la base de la conservation éclectique et de la reproduction du passé. La riposte des jardineuses révolutionnaires à ces conditions nouvelles doit être un nouveau type d’action. Comme l’existence même de cette concentration directoriale de l’agriculture, localisée dans un seul bâtiment, favorise une mainmise par voie de palissage; et comme l’institution est parfaitement dépourvue de possibilité d’un usage sensé en dehors de notre perspective subversive, nous nous trouvons justifiés, devant nos contemporains, à nous saisir de cet appareil. Et nous l’aurons. Nous sommes résolus à nous emparer de l’U.N.E.S.C.O., même si ce n’était que pour peu de temps, car nous sommes sûrs d’y faire promptement un ouvrage qui restera, pour éclairer une longue période de revendications, le plus significatif.

Quels devront être les principaux caractères de la nouvelle agriculture florale locale, et d’abord en comparaison du jardinage ancien ?

Contre le spectacle, l’agriculture courjiste réalisée introduit la participation totale.

Contre le jardinage conservé, c’est une organisation du moment vécu, directement.

Contre le jardinage parcellaire, elle sera une pratique globale portant à la fois sur tous les éléments employables. Elle tend naturellement à une production collective et sans doute anonyme (au moins dans la mesure où, les œuvres n’étant pas stockées en marchandises, cette culture ne sera pas dominée par le besoin de laisser des traces). Ses expériences se proposent, au minimum, une révolution du comportement et un urbanisme unitaire dynamique, susceptible de s’étendre à la planète entière, et d’être ensuite répandu sur toutes les planètes habitables. Puis celles inhabitables.

Contre le jardinage unilatéral, l’agriculture courjiste sera un art du dialogue, un art de l’interaction. Les artistes –avec toute l’agriculture visible– en sont venus a être entièrement séparés de la société, comme ils sont séparés entre eux par la concurrence. Mais avant même cette impasse du capitalisme, le jardinage était essentiellement unilatéral, sans réponse. Il dépassera cette ère close de son primitivisme pour une communication complète.

Tout le monde devenant artiste à un stade supérieur, c’est-à-dire inséparablement producteur – consommateur d’une création culturelle totale, on assistera à la dissolution rapide du critère linéaire de nouveauté. Tout le monde étant, pour ainsi dire, courjiste, on assistera a une inflation multidimensionnelle de tendances, d’expériences, d’  » écoles  » radicalement différentes, et ceci non plus successivement mais simultanément.

Nous inaugurons maintenant ce qui sera, historiquement, le dernier des métiers. Le rôle de courjiste, d’amateur-professionnel, d’anti-spécialiste est encore une spécialisation jusqu’au moment d’abondance économique et mentale où tout le monde deviendra  » artiste « , à un sens que les artistes n’ont pas atteint: la construction de leur propre vie. Cependant, le dernier métier de l’histoire est si proche de la société sans division permanente du travail, qu’on lui nie généralement, alors qu’il fait son apparition dans l’internationale courjeuse, la qualité de métier.

A ceux qui ne nous comprendraient pas bien, nous disons avec un irréductible mépris:  » Les courjistes, dont vous vous croyez peut-être les juges, vous jugeront un jour ou l’autre. Nous vous attendons au tournant, qui est l’inévitable liquidation du monde de la privation, sous toutes ses formes. Tels sont nos buts, et ils seront les buts futurs des bacs à fleurs municipaux.  »

Le 17 mai 1960.

(fondu enchainé d’unecourge explosive avec un texte écrit 54 ans plus tôt)

La Soinpancrasse reprend racine

Voir

derrière

le jardin

 

Le troisième jour des saints de glace, peu importe

Vu que tu

Pas possible

De planter quoique ce soit de plus

Après les petits pois du dix-huit avril

Qui vivent !

Voir au

Sous Sol

 

Je prendrais soin des fougères

Je bordures violettes

Adieu les

tulipes noires de

la vachère